Quatre sortes de foi - 1 Thes 2:12

lundi 1er décembre 2014
par  Steve BARNES
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-* Date du message : 30 novembre 2014
  • Sujet : Quatre sortes de foi
  • Texte : 1Thessaloniciens 2 verset 12 (Bible)
  • Prédicateur : Steve Barnes

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Quatre sortes de foi
1Thes 2 : 12
Thème : La foi

Paul souhaitait « compléter ce qui manquait à leur foi » (1Thes 3 : 10). Il les a appelé à revêtir la cuirasse de la foi (1Thes 5 : 8). Quel est la foi qui est indispensable à une bonne marche "digne de Dieu" ?

« Jésus dit au centenier : Va, qu’il te soit fait selon ta foi » (Mat 8:13). Le grand chapitre sur la foi nous dit que certains, par leur confiance en Dieu, « éteignirent la puissance du feu » (Héb 11 : 34). Le feu n’avait pas eu d’effet sur les trois jeunes hommes qui avaient pris un résolution d’obéir à l’Eternel coûte que coûte (Dan 3 : 27).

Le récit de Schadrac, Méschac et Abed-Nego dans la fournaise (Dan 3 : 13-18) est souvent raconté aux enfants pour communiquer la confiance que l’on doit avoir en Dieu et il est cité pour illustrer la capacité de Dieu de délivrer. Mais nous pourrons voir dans cette histoire quatre sortes de foi et beaucoup se retrouveront dans l’une ou l’autre des catégories. Elles sont : 1) La foi crédule, 2) La foi couarde ou lâche, 3) La foi commerciale et 4) La foi confiante ou courageuse (4 C).

I. La foi crédule

La pensée qui circule de nos jours est exprimée par la phrase : Peu importe ce que chacun croit, il suffit qu’il ait une foi en quelque chose. Or chacun ne recevra que ce que l’objet de sa foi peu lui apporter ; que ce soit son argent, sa personne, son leader politique, l’entreprise sur laquelle il a tout misé, son « dieu », sa bien-aimée ou ses enfants, etc. Cette foi crédule est si répandue ; elle a fait de l’occident une société de "moutons". Les entreprises investissent de grosses sommes d’argent pour produire une publicité montrant une star utilisant un certain produit (dentifrice ou lunettes) sachant que cela aura une influence sur un grand nombre de personnes parce qu’ils font ce que font les autres. On justifie bien des pratiques parce que « tout le monde le fait » (même si ce n’est pas vrai que tout le monde le fait). Nebucadnetsar a mis en œuvre des principes de manipulation des humains qui sont encore utilisés de nos jours.
1) Le roi a érigé une idole d’or. Peu importe que l’idole ne soit rien en elle-même mais elle est en or et cela lui donne de la valeur.
2) Nébucadnetsar a érigé une grande statue parce que ce qui est imposant est puissant.
3) Le roi a accompagné son projet d’une musique appropriée. Une musique habillement choisie peut faire passer n’importe quelle idée. Elle mobilise une armée, comme une foule sur un stade, comme un bal, comme une rébellion.
4) Le roi a rassemblé tous les hommes de son gouvernement sur lequel il avait une autorité pour donner l’impression que tout le monde adhérait. On invite une star au programme pour attirer du monde et ensuite la caméra se charge de transmettre l’image qu’il y a du monde qui adhère au projet. Le principe est que plus il y a de monde qui croit une chose plus il y aura de monde pour le croire.

Pourquoi faites-vous ce que vous faites ? Pourquoi ressemblez-vous tant au monde dans son comportement, son langage, ses valeurs, ses priorités, ses ambitions ? Surtout quand vous êtes avec eux. Avez-vous choisi de faire partie d’un certain « troupeau » à cause des « moutons » qui le composent ou du « berger » qui le conduit ?

II. La foi couarde (lâche)

Comment se fait-il qu’il n’y avait que trois juifs qui soient restés debout quand les instruments ont retentis pour donner le signal de se prosterner devant l’idole dressée par le roi Nebucadnetsar. Il est estimé qu’il y avait 70 000 juifs à Babylone à cette époque. Où étaient-ils tous ? Quand Elie était seul sur le Carmel avec les 450 prophètes de Baal et les 400 prophètes d’Astarté (1Rois 18 : 22), où étaient les 7000 qui n’avaient pas plié le genou devant Baal ? Ces chrétiens couards apparaissent après et disent « nous sommes avec toi ! Nous prions pour toi ! » Ils n’ont pas la même foi que les trois jeunes qui se sont fait remarqués pour leurs convictions. Ils se disent : « vivants, nous pouvons être de meilleurs témoins. Quel témoignage aurions-nous une fois que nous sommes des cendres ? ». En réalité, ils craignent « la fournaise » plus que Dieu. Celui qui craint vraiment Dieu ne craint aucun autre.
Nombreux sont ceux qui ont une foi couarde. Ils promettent de prier pour ceux qui sont courageux. C’est pour eux-même qu’il faut prier. Ceux qui placent leur confiance en Dieu sont soutenus par la grâce que Dieu accordent. Nous ne craignons pas les « fournaises ardentes » mais les collègues et les copains. Jésus dit : « Car quiconque aura honte de moi et de mes paroles au milieu de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l’homme aura aussi honte de lui, quand il viendra dans la gloire de son Père, avec les saints anges » (Marc 8:38).

III. La foi commerciale

Nombreux sont ceux qui ne croient qu’en vue de ce qu’ils obtiendront de Dieu. Notons ce que disent les trois jeunes israélites : « Voici, notre Dieu que nous servons peut nous délivrer de la fournaise ardente, et il nous délivrera de ta main, ô roi. Sinon, sache, ô roi, que nous ne servirons pas tes dieux, et que nous n’adorerons pas la statue d’or que tu as élevée » (Dan 3 : 17-18).

Nous sommes à une époque où l’on fait la promotion de Jésus en disant : « Si vous croyez, vous serez riches » ou « Si vous croyez, vous serez guéris ». Schadrac, Méschac et Abed-Nego, n’ont pas marchandé avec Dieu avant de décider s’ils placeraient leur confiance en lui. La réalité sur le sujet est que Dieu délivre parfois et d’autres fois il accompagne dans l’épreuve.

Est-ce que vous continuez à croire en Dieu parce qu’il vous a guéri ou donné un emploi ?
Si votre foi repose sur ce que Dieu fera pour vous plutôt que sur ce qu’il veut être pour vous, vous avez une foi commerciale. Un de ces jours, il ne répondra à votre prière comme vous le désirerez et vous serez fâchés avec lui comme beaucoup d’autres le sont. Vous direz que Dieu vous a lâché, qu’il vous a abandonné ou qu’il ne vous aime plus.

Satan a voulu faire croire à Dieu que la foi de Job était commerciale (Job croit à cause de la bénédiction). Job était seul dans cette épreuve mais il a dit : « quand même il me tuerait, je ne cesserais d’espérer en lui » (Job 13 : 15).
• Si Dieu ne vous donnait plus ce que vous lui demandez dans la prière, est-ce que vous l’abandonneriez ?
• Croyez-vous en Dieu de manière intéressée ou croyez-vous en lui parce qu’il est Dieu ?

IV. La foi confiante et encourageante

La vraie foi ne consiste pas à dire « Dieu nous délivrera ! ». Schadrac, Méschac et Abed-Nego ne savaient pas si Dieu les délivrerait. Il en était capable mais voudrait-il le faire. Une chose était certaine pour eux : il est le vrai Dieu. La vraie foi consiste à obéir quelque soit les circonstances ou les conséquences. On ne présente pas de contrat à Dieu. Ils se sont souvenus du premier et du second commandement (Ex 20 : 3-6) et il n’y avait rien à négocier (Dan 3 : 16).

Remarquez que dans Hébreux 11, il y a d’une part ceux qui ont cru et obtenu, et d’autre part ceux qui ont cru avec la même foi et qui n’ont pas obtenu de délivrance (« d’autres … » - Héb 11 : 35). On vous dit : « Si tu es malade c’est que tu n’as pas la foi ». N’oublions que personne n’a été plus fidèle que Jésus et pourtant il est resté pauvre toute sa vie. La foi, c’est d’obéir à Dieu quelque soient les circonstances. A la fin, Nebucadnetsar qui était à l’origine de cette idolâtrie, est devenu admiratif de la foi de Schadrac, Méschac et Abed-Nego (Dan 3 : 28). Ils avaient dit : « Notre Dieu peut nous délivrer » (Dan 3 : 17). Mieux vaut entrer dans la fournaise ardente à cause de notre foi que de se retrouver dans le Lac de Feu parce que nous n’avons pas cru au Nom du Fils de Dieu.

Dieu honore cette foi confiante et courageuse. Abraham avait cette foi en quittant Ur, sa ville d’origine. Connaissez-vous les noms des voisins d’Abram qui s’étaient certainement moqués de lui ? Mais le monde entier a entendu parler d’Abraham. Moïse a préféré s’associer au peuple de Dieu que d’avoir toutes la richesse de l’Egypte (Héb 11 : 24-26).

La foi crédule dit : « Obéis si tout le monde le fait »
La foi couarde dit : « Obéis si tu ne risques rien »
La foi commerciale dit : « Obéis si cela te rapporte quelque chose »
La foi confiante dit : « Obéis si c’est juste »

Ce ne sont pas les prières ou les louanges que nous faisons monter vers Dieu qui révèlent la nature de notre foi mais la « fournaise » de l’épreuve. Les crises ne font pas les hommes mais elles mettent en valeur ce de quoi ils sont faits. Paul dit : « je souffre ces choses ; mais j’en ai point honte, car je sais en qui j‘ai cru, et je suis persuadé qu’il a la puissance de garder mon dépôt jusqu’à ce jour-là » (2Tim 1 : 12). Le « feu » éprouvera la nature de la foi de chacun.

La foi des Thessaloniciens s’était révélée comme une foi saine, vraie et courageuse. C’est pour cela que Paul dit qu’il avait reçu de bonnes nouvelles concernant leur foi (1Thes 3 : 6).


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