Un bon témoignage devant Dieu et les hommes

dimanche 2 novembre 2014
par  Steve BARNES
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-* Date du message : 2 novembre 2014
  • Sujet : Un bon témoignage devant Dieu et les hommes
  • Texte : 1Thessaloniciens 2 versets 5 et 10 (Bible)
  • Prédicateur : Steve Barnes

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Bon témoignage devant Dieu et les hommes
1Thes 2 : 10

Paul, Silvain et Timothée se souvenaient très biens de l’état dans lequel ils se trouvaient quand ils étaient arrivés à Thessalonique. Mais ils avaient pris de l’assurance dans leur Dieu pour annoncer l’évangile au milieu de bien des combats (1Thes 2 : 2). Paul pouvait certifier qu’ils n’avaient cherché, à aucun moment, à plaire aux hommes mais toujours à Dieu qui sonde les cœurs (2 : 4). Ce qui est curieux est que Paul fasse maintenant un appel à témoin pour soutenir sa défense devant les accusations qui semblent lui avoir été adressées. Nous constatons que sur certains points il fait appel à Dieu, sur d’autres points à ces frères de Thessalonique, et sur d’autres aux deux (v.10).

I. Le témoignage des frères

Paul déclare dans cette lettre : « Jamais, en effet, nous n’avons usé de paroles flatteuses, comme vous le savez » (2 : 5). Selon l’accusation qui a été faite par ceux qui voulaient diminuer l’ampleur de l’œuvre du Seigneur à Thessalonique, Paul aurait usé de flatterie pour manipuler ses auditeurs. Les frères de Thessalonique seraient les premiers à s’en rendre compte. La Fable du Corbeau et du Renard de Jean Delafontaine n’avait pas encore été récitée par les enfants du primaire mais elle dit « Apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute ». Celui qui a été dupé par un flatteur s’en rend vite compte même si c’est souvent trop tard. Paul demande à ces frères de rendre témoignage qu’il ne s’était jamais servi de l’adulation pour obtenir quoi que ce soit d’eux. Paul leur demande d’apporter leur témoignage pour un point sur lequel ils pouvaient se prononcer.

La deuxième instruction que l’on tire de ce verset est que l’apôtre Paul ne faisait pas usage de la flatterie pour accomplir l’œuvre de Dieu. Duc de Lévis, un maréchal Français, dit : « La flatterie n’a tant de charme que parce qu’elle nous paraît confirmer le jugement de notre amour-propre ». La prédication de l’évangile ne peut pas se faire par la flatterie parce que le but n’est pas de faire entendre à la personne ce qu’elle pense d’elle-même mais ce que Dieu pense d’elle. Et ce n’est pas toujours beau ni facile à dire. Voyons comment Jésus s’était adressé aux personnes pour leur parler de leurs péchés.

-  « Je ne te condamne pas non plus : va, et ne pèche plus. » (Jn 8 : 11)
-  « Tu as eu raison de dire : Je n’ai point de mari. Car tu as eu cinq maris, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari. En cela tu as dit vrai  » (Jn 4 : 17-18).
-  « Voici, tu as été guéri ; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire  » (Jn 5 : 14)
-  « C’est pourquoi, je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés : car elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui on pardonne peu aime peu  » (Luc 7:47).

Jésus n’utilise pas la flatterie ; il dit la vérité mais avec compassion (Jn 1 : 14). C’est pour les pharisiens hypocrites qu’il avait une parole dure à entendre (Mat 23 :13-36). C’est ainsi que Paul et ses compagnons avaient agi avec ces habitants de Thessalonique. Ils avaient parlé avec douceur comme une nourrice qui prend soin des enfants de son maître (2 : 7). En prenant soin des enfants de Dieu, Paul, Silvain et Timothée avaient développé de l’affection pour eux ; ils s’y étaient attachés au point d’être disposés à sacrifier leur vie pour eux (2 : 8).

Ces frères de Thessalonique pouvaient rendre témoignage que ces trois hommes avaient travaillé et peiné nuit et jour, afin de n’être une charge pour aucun d’eux (2 : 9). Ce n’était pas au dépend des auditeurs qu’ils avaient travaillé mais pour les nouveaux frères.

L’une des conditions que les diacres éventuels devaient remplir était que l’on rende d’eux un bon témoignage (Act 6 : 3). Il est important que l’on rende de nous un bon témoignage. N’oublions pas le témoignage de ceux du dehors (1Tim 3 : 7).

Quel témoignage rend-on de vous ? Vos enfants (« A l’église, notre père, c’est du miel, mais à la maison, c’est du piment ») ? Vos voisins ? Vos collègues de travail ? Votre subordonné ? Votre supérieur ? Vos frères et sœurs en Christ ?

II. Le témoignage de Dieu

Une autre accusation portée contre Paul concernait le mobile de son effort. On insinuait qu’ils agissaient par cupidité. Le mot « cupidité » traduit le mot grec « pléonexia » qui signifie — celui qui veut ardemment avoir plus, surtout ce qui appartient aux autres. Il pourrait être traduit par convoitise (Voir 2Pi 2 : 1-3). Ici, Paul ne fait pas appel au témoignage des hommes parce c’est un domaine où il est impossible pour eux de le certifier. Les hommes ne peuvent pas se prononcer sur les motivations du cœur, seulement sur les actes. Dieu seul sait ce qu’il y avait dans le cœur de Paul et ses amis. Nous devons faire très attention de ne pas juger une personne sur ses intentions quand il n’y a pas eu d’acte . C’est dans ce domaine que s’applique le principe de s’occuper de la paille qui est dans son propre œil afin de savoir comment aider son frère (Mat 7 : 5).

Il était très important que Dieu le Père puisse se prononcer sur Jésus et son appréciation sur la vie qu’il a menée avant de commencer son ministère terrestre . Il a rendu témoignage de lui en disant : «  Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis toute mon affection  » (Mat 3 : 17).

Le témoignage de Dieu sur n’importe quelle personne serait une chose terrible s’il n’était pas précédé du pardon. Avant le pardon, il dit qu’il n’y a aucun qui fasse le bien, pas même un seul (Rom 3 : 9-19). Mais Dieu a pu dire que David était « un homme selon son cœur » (Act 13 : 22) et que son cœur était tout entier à l’Eternel (1Rois 15 : 5), pourtant nous connaissons l’histoire de Bathshéba. Nous acceptons que l’Eternel s’identifie à Moïse en disant qu’il était le Dieu d’Abraham. Mais comment dit-il qu’il est le Dieu de Jacob (Ex 3 : 6) ? Nous connaissons l’histoire de la vie de Jacob. Dieu a rendu un bon témoignage de Job (Job 1 : 8 et 42 : 7) alors que ses amis essayaient de l’accuser d’avoir certainement commis de graves fautes, à cause de l’épreuve qu’il endurait.

Parabole de l’ivraie et le bon grain (Mat 13 : 24-30). Ne déduisons pas qu’étant donné que Dieu ne juge pas immédiatement ceux qui n’ont pas une vie conforme à ce qu’il attend, qu’il n’en est pas conscient. Dieu tolère « l’ivraie » avec « le blé » dans l’église non pas parce qu’il est indifférent mais pour que la différence paraît avec le temps. Paul dit à l’église de Corinthe, parce qu’il sait qu’il y avait des divisions parmi eux, « il faut qu’il y ait aussi des sectes parmi vous, afin que ceux qui sont approuvés soient reconnus comme tels au milieu de vous » (1Cor 11 : 19).

Que dirait Dieu de vous ? « Bon et fidèle serviteur » (Mat 25 : 21, 23) ? Ou « Mais ce que j’ai contre toi, c’est que tu as abandonné ton premier amour » (Apo 2 : 4) ? Ou « Adam, où es-tu ? » (Gen 3 : 9) parce que la communion a été interrompue. Il est intéressant de noter que les juifs rendaient un bon témoignage du centenier romain de leur ville et disaient qu’il méritait que Jésus guérisse son serviteur (Luc 7 : 4).

Ne sous-estimons pas le témoignage que nous avons parmi les hommes et devant Dieu, nous sommes appréciés ou évalués par les deux. Paul a fait appel au témoignage de Dieu et des hommes pour ce qui est de sa conduite (« Vous êtes témoins, et Dieu l’est aussi, que nous avons eu envers vous qui croyez une conduite sainte, juste et irréprochable » - 1Thes 2 : 10). Il nous est rapporté que « Jésus croissait en sagesse, en stature, et en grâce, devant Dieu et devant les hommes » (Luc 2 : 52).


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