Les signes de la nouvelle naissance - 1 Thes 1 : 4-7

dimanche 12 octobre 2014
par  Steve BARNES
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-* Date du message : 12 octobre 2014
  • Sujet : Les signes de la nouvelle naissance
  • Texte : 1Thessaloniciens 1 versets 4 à 7 (Bible)
  • Prédicateur : Steve Barnes

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Les signes de la nouvelle naissance
1Thessaloniciens 1 : 4-7

Série : 1 Thessaloniciens

Paul, Silvain et Timothée n’ont pas de doute sur la réalité d’une œuvre spirituelle chez frères et sœurs de cette jeune église à Thessalonique et ceci pour des raisons bien précises. Les trois vertus essentielles à la nouvelle vie en Christ ont déjà été mentionnées au verset 3. Elles sont : (1) L’œuvre de leur foi, (2) le travail de leur amour et (3) la fermeté de leur espérance. Les signes suivants peuvent êtres ajoutées comme des confirmations de la nouvelle naissance :

1. La réception de l’évangile (v.5)
2. L’imitation du Seigneur (v.6a)
3. Une joyeuse espérance dans les afflictions (v.6b)
4. Une conduite exemplaire (v.7)

La raison pour laquelle il nous est important de relever ces signes est justement pour que nous puissions nous évaluer et voir s’ils apparaissent dans notre vie personnelle.
Ces chrétiens, bien aimés de Dieu, sont de toute évidence élus mais cela ne remet aucunement en question leur participation à l’œuvre de grâce, en recevant la Parole (v.6) et en se convertissant à Dieu (v.9). Ils avaient été choisis par Dieu selon sa prescience (1Pi 2 : 1) mais ils ont aussi répondu à l’invitation de Dieu : « approchez-vous de Dieu, et il s’approchera de vous » (Jac 4 : 7-10).

I. La réception de l’évangile (v.5)

Paul, Silvain et Timothée s’identifient tellement au message qu’ils ont apporté qu’ils peuvent dire « notre évangile » (voir aussi 2Thes 2 : 14). Il n’y a pas d’ambigüité, il s’agit bien de « l’évangile de Dieu » (1Thes 2 : 2 et 9). Définition de l’évangile (1Cor 15 : 3-4 ).

Paul rappelle que l’évangile qu’ils ont entendu, leur avait été présenté avec puissance. Ils l’avaient proclamé avec assurance et conviction (Voir Act 4 : 13). La foi vient effectivement du fait d’entendre la Parole (Rom 10 : 17). Peu importe l’érudition, la force de la logique, la qualité de la rhétorique ou l’ingéniosité du style si la puissance de Dieu ne l’accompagne pas elle ne pénètre pas dans les cœurs (Jésus parlait avec autorité - Mat 7 :29 ; Mc 1 : 22). Le roi Agrippa avait dit à Paul en écoutant son témoignage : « Tu vas bientôt me persuader de devenir chrétien ! » (Act 26 : 28). Certains restent insensibles parce que leur intelligence est voilée par un autre raisonnement qu’ils ont reçu ou dont ils se sont accaparés comme un bouclier de protection (2Cor 4 : 3-4). John McArthur écrit : « La véritable puissance transformatrice qui accompagne la prédication de l’Evangile est l’œuvre du Saint Esprit, stimulant aussi bien le prédicateur que l’auditeur » (Voir Act 1 : 8 ).

La manière qu’ils ont reçu l’évangile qui leur avait été prêché est une indication de l’œuvre de l’Esprit de Dieu dans leur vie.

II. L’imitation du Seigneur (v.6a)

Un autre signe sûr de leur adhésion au message de l’évangile est le commencement de l’œuvre de sanctification en eux, ils imitent Paul et par là deviennent des imitateurs du Seigneur (1Cor 11 : 1). Imaginez qu’une personne de religion musulmane prétende s’être convertie au Christianisme mais continue à aller à la mosquée tous les jours de semaine mais se rend à l’église le dimanche. Est-ce que vous considéreriez cela comme une vraie conversion ? Pourquoi serait-il autrement si je poursuis mes passions toute la semaine et que j’assiste au culte le dimanche ? Chaque passion a son « sanctuaire ». Vers quel lieu ou site, ou quelle chaine, ou lecture, ou fréquentation, allez-vous en semaine ? Ces croyants de Thessalonique se sont détournés d’une vie pour en adopter une autre comme l’avait fait Paul sur le chemin qui mène à Damas. Ils sont devenus des imitateurs de Paul. Il faut une transformation pour que le mot « conversion » convienne.

Qu’est-ce que cette sanctification dont la Bible nous parle ? L’apôtre Paul les encourage dans la voie de la sainteté. Ils avaient appris comment ils doivent se conduire pour plaire à Dieu. Il les encourage à aller de progrès en progrès parce que la volonté de Dieu est leur sanctification (1Thes 4 : 1-5).

III. Une joyeuse espérance dans les afflictions (v.6b)

Un autre signe sûr de la nouvelle naissance, est que les frères et sœurs de Thessalonique n’ont pas perdu leur joie dans l’affliction et l’épreuve. Ces persécutions et les difficultés qu’ils avaient subies et endurées rappelaient à Paul les souffrances des églises de Judée (1Thes 2 : 14). La joie d’être en Christ demeure ; elle est nourrie par le Saint Esprit de qui elle est le fruit (Gal 5 : 22). Comme la difficulté et la persécution ne chassent pas l’Esprit Saint que le Père a envoyé ; la joie persiste donc. La présence de cette joie durable est le signe de la nouvelle naissance dont l’Esprit est le sceau (Eph 1 : 13). Il est aussi vrai que nous ne ressentons pas cette joie lorsque nous vivons dans la désobéissance à l’Esprit Saint. La communion par l’Esprit n’est plus là.

La joie de ces Thessaloniciens nous rappelle celle des apôtres Pierre et Jean qui après avoir été relâchés « se retirèrent de devant le sanhédrin, joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des outrages pour le nom de Jésus » (Act 5 : 41). (Voir Phil 4 : 4 ).

IV. Une conduite exemplaire (v.7)

Le quatrième signe est leur conduite exemplaire. Ils sont un modèle du croyant. Leur témoignage de leur conversion à Christ s’était propagé non seulement dans leur province, la Macédoine, où se trouvent les villes de Philippe et Bérée ; mais aussi dans celle au sud qui englobe les villes d’Athènes et de Corinthe. De plus, les Thessaloniciens sont des modèles de libéralité (2Cor 8 : 1-5). Ces chrétiens étaient si reconnaissants pour ce qui leur avait été apporté, qu’ils ont donné généreusement de leurs biens malgré leur précarité et les afflictions qu’ils subissaient. Ils avaient même insisté qu’ont leur permette de participer à cette collecte pour les chrétiens de Judée (v.5). Paul les cite en exemple aux Corinthiens. Il ne faut pas retirer aux plus démunis le plaisir de donner sous prétexte qu’ils ont peu. Bien que ce soit souvent ainsi dans la vie ce n’est pas ainsi dans l’Eglise de Christ. Notez que Paul ne met pas en valeur le montant de ce qu’ils ont donné mais son coût pour eux (1Cor 8 : 3). Remarquons comment ils ont donné : 1) Ils se sont d’abord donnés eux-mêmes au Seigneur, 2) Puis à nous, par la volonté de Dieu (v.5).

La réalité de notre nouvelle naissance, est-elle évidente à ceux qui nous entourent, par ces signes qui révèlent la présence et l’œuvre de l’Esprit de Dieu ?


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