Que votre coeur ne se trouble point (9) - Jean 16:16-25

lundi 26 octobre 2015
par  Steve BARNES
popularité : 5%

  • Date du message : 25 octobre 2015
  • Sujet : "Que votre cœur ne se trouble point" (9)
  • Texte : Jean chapitre 16 verset 16 à 25 (Bible)
  • Prédicateur : Steve Barnes à Fréjus

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Que votre cœur ne se trouble point (9).
Jean 16:16-24
Série : Enseignements dans la chambre haute

Les disciples sont dans la confusion maintenant suite à une nouvelle tournure de ses paroles "Encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez" (Jn 16:16). Jésus avait commencé la soirée en leur disant qu’il s’en allait au Père et qu’il reviendrait les chercher, et qu’entre temps il leur enverrait un autre Consolateur, l’Esprit de Vérité. Mais ici Jésus, après avoir donné son dernier enseignement sur le Saint Esprit dans la chambre haute, dit qu’après peu de temps il ne le verront plus et que peu de temps après il le reverront. Ils sont dans la confusion parce que ce qu’ils viennent d’entendre ne correspond plus à ce qu’ils avait reçu plus tôt.

Une première remarque que nous voulons soulever est celle du Seigneur. Les disciples venaient d’entendre des paroles qu’ils ne comprennent pas et que font-ils ? Ils parlent entre eux comme si onze têtes pouvaient expliquer les paroles prophétiques du Seigneur. Jésus sait qu’ils ne comprennent pas et il s’étonne que les disciples ne l’interrogent pas. Que faites-vous quand vous ne comprenez pas une Parole du Seigneur dans la Bible ? Vous refermez la Bible en déclarant que vous n’y comprenez rien ? Sachez que ce n’est pas parce que votre tête ne vous apporte pas de réponse que le texte est incompréhensible, vous vous réduisez au niveau d’une vache qui regarde passer un TGV, sa tête ne lui permet pas d’apprécier la haute technologie que le train représente, elle retourne donc à brouter de l’herbe. Le Seigneur veut qu’on l’interroge sur ce qu’il dit dans la Bible, et il sait que nous avons des questions, tout comme il savait que les disciples voulait l’interroger. Comment interroge-t-on le Seigneur de nos jours ? En interrogeant la Bible. Cela se passe comme lorsqu’un enfant de 4 ans demande à un parent d’où viennent les bébés. Il reçoit un début de réponse en attendant que ses capacités de comprendre augmente, c’est à dire qu’il cumule assez d’autres connaissances pour en comprendre un peu plus sur la question initiale. C’est ce que fait votre médecin quand il vous explique l’origine de vos maux corporels. Il faut augmenter ses connaissances pour comprendre ce que dit la Bible (Jac 1:25). Déclarer qu’une chose est "bête" parce que vous n’y comprenez rien risque de révéler votre ignorance. Interrogez la Bible et le Saint Esprit vous assistera (Jn 16:13).

Jésus, par son usage de "encore un peu de temps" dans "encore un peu de temps, et vous ne me verrez plus ; et puis encore un peu de temps, et vous me verrez" (Jn 16:19), leur avertit d’une chose qui doit arriver avant la précédente référence à un départ, c’est à dire avant son départ auprès du Père pour leur préparer une place. Il leur dit que ce sera un passage difficile durant lequel ils pleureront et se lamenteront alors que les gens autour d’eux se réjouiront, mais subitement leur tristesse se transformera en joie (Jn 16:20). Pour les aider à comprendre Jésus illustre l’évènement en le comparant à l’expérience de l’enfantement quand une femme frôle la mort avant d’éprouver la joie de la naissance de son enfant (Jn 16:21). Jésus ajoute que dès qu’ils le reverront, ils trouveront une joie qu’ils jamais connue avant et qui sera permanente (Jn 16:22). De quoi Jésus parle-t-il ?

Jésus les avertis tout simplement de sa mort et sa résurrection. Que Jésus s’absente est une chose mais que Jésus soit mis à mort avant qu’aucune de ses promesses ne se réalisent peut communiquer le sentiment d’échec total et imprévu. Et c’est ainsi que les disciples le vivront. Ecoutez la discussion des disciples sur le chemin d’Emmaüs (Luc 24:13-21). Les disciples étaient dans la panique et s’étaient enfermés par crainte des juifs (Jn 20:19). C’était la première fois qu’ils se sentaient menacés. Jusque là, toutes les menaces étaient contre Jésus, eux en tant que disciples n’avaient jamais eu à craindre quoi que ce soit de la part des juifs. Les disciples sont comme des chatons effarouchés et c’est les femmes qui circulent dans la ville pour leur apporter des nouvelles. Lorsque les femmes leur ont dit que le Seigneur était ressuscité, ils ne les avaient pas crues (Luc 24:22-24).

Les pleurs et les lamentations se transforment en joie lorsque les disciples croient et acceptent le fait que Jésus soit réellement ressuscité (Luc 24:30-34). Jésus apparaît ensuite aux autres dans la chambre haute afin qu’ils le voient (Luc 24:36-43). Thomas l’a vu plus tard (Jn 20:24-29) et il a cru. Jésus les avaient avertis mais ce n’est pas pour cela qu’ils s’étaient souvenus des paroles même si elles ne dataient que de quelques jours. Jésus leur fera remarquer qu’il les avaient avertis (Luc 24 : 44-46).

La joie de la résurrection jointe à la venue du Saint Esprit transformera ces hommes au grand étonnement des pharisiens et scribes (Act 4:13) qui s’étaient réjouis durant les trois jours que Jésus était dans la tombe (Jn 16:20). Une fois que les disciples ont saisi pourquoi Jésus était mort, qu’il avait été enseveli et qu’il est ressuscité, leur joie ne pouvait plus leur être enlevée (Jn 16:22).

C’est à partir de ce moment que les requêtes sont adressées au Père au nom de Jésus (Jn 16:23) et à aucun autre. Si le Seigneur nous dit de nous adresser au Père en son nom, pourquoi et en quel honneur passerions-nous par quelque saint ou même sa mère. Ce serait admettre que nous n’avons pas de lien avec le Père parce qu’un obstacle vous sépare de lui. Jésus a déjà porté son sang dans le ciel pour obtenir la rémission de nos péchés (Héb 9:24-28), il n’y a aucun besoin de le faire symboliquement si le vrai a déjà été fait. Cela fait plusieurs fois que Jésus revient avec cette nouvelle manière de faire pour les disciples (Jn 14:13-14 ; 15:16 ; 16:23-24, 26). Jusqu’à là, ils avaient toujours demandé ou crié à Jésus, mais maintenant ils devaient demander au Père. On ne présente pas à Dieu les prières que nous prions à la chance ou au père Noël (fais que je réussisse l’examen même si je n’ai pas travaillé, fais que je ne meure pas du cancer même si je fume, etc.). Dieu est une personne réelle et non une création de l’imagination ou une fiction. Jésus dit : "Jusqu’à présent vous n’avez rien demandé en mon nom. Demandez, et vous recevrez, afin que votre joie soit parfaite" (Jn 16:24). Les requêtes sont en vue de la réalisation de "la joie parfaite"(joie accomplie, comblée) celle qui a été acquise par la résurrection de Jésus (Jn 16:22). Cette joie est celle qui est permanente, elle ne peut être retirée (Jn 16:22) et non celle qui provient d’un plaisir passager ou remplaçable.

Jésus a donc averti ses disciples de sa mort et de sa résurrection selon les Ecritures (1Cor 15:3-8). C’est de là que provient notre joie profonde qui persiste en toutes circonstances et face à toute épreuve.


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