La parabole de l’ivraie - Matthieu 13:24-30 et 36-43

jeudi 23 avril 2015
par  Steve BARNES
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La parabole de l’ivraie
Matthieu 13:24-30 et 36-43
Série : Paraboles de Jésus
F23042015

I. Le récit (v.24-27)

Nous avons une situation où une personne sème une bonne semence dans un champ. Cette personne n’est pas identifiée pour nous.
Cette personne a un ennemi qui a semé de l’ivraie dans le même champ sans être vue. Cet ennemi n’est pas identifié.

L’acte de l’ennemi est délibéré parce qu’il choisit une semence qui lorsqu’elle monte ressemble à l’herbe de la bonne semence. Le blé et l’ivraie ne se distinguent que trop tard pour entrer dans le champ et arracher l’ivraie.

II. La démarche à ne pas prendre (v.28-30)

Les serviteurs proposent d’arracher l’ivraie pour permettre au blé de croître mais le maître ordonne de laisser ainsi.

Cette démarche était certainement considérée comme la bonne par le monde agricole de l’époque. Le risque était que l’on arrache de bons plants par erreur. Cette bonne intention peut être une mauvaise démarche parce qu’elle détruit en voulant prévenir.
La recommandation est donc de laisser croître le blé et l’ivraie car au temps de la moisson les épis de blé seront évidents.

III. L’explication du Seigneur (v.36-43)

Il s’agit du Royaume des Cieux qui est aussi appelé le Royaume de Dieu. La parabole a été donnée publiquement mais l’explication est réservée aux disciples (v.36).

Le champ est le monde et non pas l’Eglise ou Israël (v.38). Celui qui sème la Bonne Semence est le Fils de l’homme donc Jésus (v.37). L’ennemi qui a semé la mauvaise graine est le Diable ou Satan (v.39). La moisson représente un temps futur, la fin du monde (v.40). Ceux qui feront le tri et séparent le bon du mauvais sont les anges de Dieu, ses serviteurs (v.41). Le blé et l’ivraie représentent deux catégories de personnes, l’une qui est l’œuvre du Seigneur est vouée à la gloire et celle qui est l’œuvre de Satan est vouée à la destruction.

IV. L’enseignement à retenir (v.40-43)

Le point essentiel de la parabole est que dans le monde le Seigneur a commencé en propageant une Bonne Parole. L’ennemi est venu non pour défaire mais nuire à la propagation de cette Parole. L’ennemi est très porté vers l’imitation de l’œuvre de Dieu. Ne cherchons pas à purifier le monde ou à le débarrasser de ce qui est mal parce que nous risquons de nous tromper.

Il en est ainsi depuis la création d’Adam et Eve et ce sera vrai jusqu’à la fin du monde. Les distinctions que font les hommes sur terre ne seront pas respectées par les anges. Pour eux, il n’y a que le produit de la Bonne Parole et le reste. Les juifs s’étaient habitués à un principe de théocratie où ce qui était mauvais, impur ou contre la loi devait être détruit immédiatement. Comme ils n’ont pas laissé régner Dieu, le régime n’a pas fonctionné.

Cette cohabitation existera jusqu’à la fin, dans le monde et toutes les institutions qui la composent (nations, familles, églises, alliances, etc.). Le Seigneur reconnaîtra les siens là où ils se trouveront.


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