Priez sans cesse (1) - 1Thessaloniciens 5:17

lundi 16 mars 2015
par  Steve BARNES
popularité : 15%

  • Date du message : 15 mars 2015
  • Sujet : "Priez sans cesse" (1)
  • Texte : 1Thessaloniciens chapitre 5 verset 17 (Bible)
  • Prédicateur : Steve Barnes

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Priez sans cesse (1)
1Thes 5 : 17
Série : 1 Thessaloniciens
F15032015

Il semblerait que d’autres auraient ressenti le besoin de prier « sans cesse ». Au Tibet, le moulin à prières traditionnel est constitué d’un cylindre rempli de mantras et pouvant tourner librement autour d’un axe. Selon les croyances associées à cet objet, actionner un tel moulin a la même valeur spirituelle que de réciter la prière du mantra, la prière étant censée se répandre ainsi dans les airs comme si elle était prononcée1. Beaucoup de personnes qui ne vont pas à la messe du dimanche vont à l’église faire brûler un cierge qui brûle plus ou moins longtemps en fonction de sa taille. D’autres répètes leurs prières selon la logique de Gilbert Cesbon qui dit : « Parfois je ressasse des Ave Maria comme on bat le briquet, l’étincelle finira bien par arriver". L’exhortation à prier sans cesse n’est pas basée sur la répétition car Jésus dit à ses disciples : « En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s’imaginent qu’à force de paroles ils seront exaucés. Ne leur ressemblez pas ; » (Mat 6 : 7-8a). Comment donc pouvons-nous prier sans cesse ? Il convient dans un premier temps de définir ce qu’est la prière selon la Bible.

Le mot utilisé pour « prier » est le même que celui que nous avons cité dans Matthieu 6. C’est le mot pour « prier » dans son sens le plus général qui englobe toutes les formes de prières. Paul dit aux éphésiens : « Faites en tout temps par l’Esprit toutes sortes de prières et de supplications. Veillez à cela avec une entière persévérance » (Eph 6:18).

Pour beaucoup, leurs prières sont comme des lettres envoyées en recommandées sans accusé de réception. Ils ne savent pas si elles ont été reçues. Pour prier sans cesse il faut qu’il y ait une communion entre le Père et son enfant. Ils ne peuvent pas être en situation "On ne se parle pas". Quelle est la base de cette relation ? Etes-vous vraiment enfant de Dieu par la foi en Jésus Christ ? Pourquoi est-elle parfois suspendue ? Y a-t-il quelque chose entre vous et lui ?

1. La désobéissance entraîne la rupture.

Ce que Dieu avait prévu pour l’homme à la création était une relation continuelle où l’homme glorifierait Dieu en permanence et que la communion serait ininterrompue. Mais à peine si Adam et Eve ont mangé du fruit interdit par le créateur qu’il y a une rupture. Le simple fait d’entendre la voix de l’Eternel les fait fuir sa présence et rechercher la couverture des arbres du jardin (Gen 3 : 8). La voix qui devait rassurer provoque la terreur. Ils s’éloignent aussi loin que possible de sa présence. Ils fuient sa face. C’est Dieu qui, lorsque « la tonalité » est interrompue, part à la recherche de celui qui s’est égaré. C’est Dieu le premier qui dit : « Où es-tu ? » et non Adam. Adam, craint-il la mort dont il ne connaît pas les effets ? Il est très mal à l’aise avec sa nouvelle situation. Il n’a pas envie de parler avec Dieu. Il ne peut pas la fuir puisqu’elle est en lui. Sa première sensation est celle d’une nudité physique (3 : 10). Personne ne pouvait lui apprendre cela sinon la désobéissance au commandement concernant l’arbre au milieu du jardin. Mais c’est Dieu qui doit lui poser la question. Et quand Dieu la lui pose, lui qui n’a pas été séduit par le serpent (1Tim 2 : 14) se cache derrière Eve. C’est ainsi que Adam et Eve (et nous dans leur sein) se trouvent chassés du jardin (Gen 3 : 24). Il n’y a plus une seule parole que Dieu adresse à Adam. La communion avec Dieu est interrompue par la désobéissance à sa Parole. Elle peut être rétablie en revenant à lui en confessant son tort.

2. L’absence de foi provoque l’interruption. (Caïn)

Caïn et Abel offrent chacun une offrande à l’Eternel. Le geste de l’un et de l’autre est le même. L’holocauste exprime normalement la reconnaissance. Mais Dieu ne s’arrête pas à la forme mais sonde le sentiment du cœur. La différence entre l’offrande de Caïn et celui d’Abel n’est pas le fait que Dieu préfère l’animal au végétal mais parce que « c’est par la foi qu’Abel offrit à Dieu un sacrifice de plus grande valeur que celui de Caïn ; par elle (la foi), il fut déclaré juste, Dieu lui–même rendant témoignage à ses offrandes ; et par elles, quoique mort, il parle encore » (Héb 11 : 4). Caïn est déçu. Ses pensées provoquent chez lui une déprime. Ce n’est pas lui qui va vers Dieu mais le contraire. Dieu ne lui dit pas que s’il apportait une offrande de même nature que celle de son frère tout irait bien mais « si tu agis bien, tu relèveras ton visage » (Gen 4 : 7). Caïn ne reçoit pas l’avertissement de Dieu : « le péché se couche à la porte, et ses désirs se portent vers toi : mais toi, domine sur lui » (Gen 4 : 7). L résultat est que « Caïn s’éloigna de la face de l’Eternel, et habita dans la terre de Nod » (Gen 4 : 16). La relation ne s’est jamais rétablie entre Caïn et Dieu parce qu’il a refusé de s’adresser à lui avec foi (Jac 1:6, Mat 21:22).

3. Le semblant d’indisponibilité de Dieu fait que certains se détachent de lui.

Certains trouvent anormal que le Dieu de bonté permette que certains « innocents » souffrent alors qu’il aurait la puissance pour intervenir. Ils se servent de cette objection pour justifier leur éloignement de Dieu et de sa Parole. Jésus n’a pas guérit tous les malades lorsqu’il se trouvait sur terre. Nous notons que Jésus a préféré le contact individuel afin qu’il soit évident que c’était la puissance de Dieu qui intervenait. Deuxièmement, nous remarquons que ce n’était pas parce que les malades étaient guéris ou parce que les autres étaient témoins d’une guérison qu’ils se tournaient vers Dieu pour implorer le salut que lui seul pouvait offrir. Le soleil se lève sur les justes et les injustes tous les jours mais combien reçoivent cela comme une grâce de Dieu. Etre un miraculé ou témoigner d’un miracle ne produit pas la foi. C’est de la Parole que vient la foi. Thomas avait était témoin des miracles de Christ, mais ce n’est qu’en voyant le Christ ressuscité qu’il s’écrit : « Mon Seigneur et mon Dieu » (Jn 20 : 28). Ce n’est que là qu’il a cru (« Parce que tu m’as vu, tu as cru » - Jn 20 : 29).

Priez sans cesse est un état permanent de communion et de partage avec Dieu. Pour cela il ne faut pas avoir dans sa vie quotidienne des activités qui ne conviennent pas à la communion avec Dieu. La relation normale avec Dieu n’est pas une existence contenant des moments d’arrêt pour la prière mais plutôt une marche qui contient des interruptions à cause de notre faiblesse.


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