"Soyez toujours joyeux" - 1Thes 5:16

dimanche 8 mars 2015
par  Steve BARNES
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-* Date du message : 8 mars 2015
  • Sujet : "Soyez toujours joyeux""
  • Texte : 1Thessaloniciens chapitre 5 verset 16 (Bible)
  • Prédicateur : Steve Barnes

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Soyez toujours joyeux
1Thes 5 : 16
Série : 1Thessaloniciens
F08032015

Il n’y a pas 36 manières de comprendre cette exhortation. Elle est à l’impératif, c’est donc un ordre, une exhortation, une forte recommandation. Elle est au présent, elle ne parle pas d’un état passé ou futur mais d’un état actuel. Le mot traduit par « joyeux » (chairo : caïro) signifie être extrêmement réjouis, être dans l’allégresse. Le terme « toujours » est pantoté(pan et hoté- notion temps) qui signifie : toujours, tous, continuellement, de mieux en mieux, en tout temps, ne cessant de. Si l’Esprit Saint a inspiré Paul à écrire "toujours", c’est parce que cela est possible.

Nous rappelons que c’est à de nouveaux chrétiens qui viennent de traverser une période de persécution durant laquelle ils ont perdu des frères que Paul dit cela. C’est cet apôtre qui, se trouvant dans une prison romaine, écrit en employant les mêmes mots : « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ; je le répète, réjouissez-vous » (Phil 4 : 4). C’est encore lui et Silas (Silvain – 1Thes 1 :1) qui, après avoir été battus et ayant des ceps aux pieds, chantent de telle manière que les prisonniers vont plutôt vers eux que de se faire la belle (Act 16 : 25). Quelle est cette réjouissance qui transcende les circonstances environnantes ? D’où provient-elle ? Comment est-elle alimentée ? Paul ne nous demande tout de même pas de porter partout et en tout temps un « smily » sur notre visage ?

I. Les ennemis de la joie :

Nous devons avoir nos regards tournés vers Jésus notre Seigneur comme les plantes d’appartement se tournent vers la fenêtre et la lumière du soleil. A l’exemple de ceux qui marchèrent par la foi, et comme Christ qui, fixant la joie qui lui été réservée, a enduré la croix et l’humiliation, nous devons aussi avoir nos pensées sur la rédemption qui nous attend (« en échange de la joie qui lui était réservée, il a souffert la croix  » - Héb 12 : 1-4). Cette joie, il est possible de ne plus le ressentir, lorsque notre attention est détournée de celui qui en est la source. Quels sont les nuages qui peuvent nous cacher le soleil de notre vie, Jésus Christ, si ce n’est que momentanément ?

1) L’anxiété et les craintes : Les craintes proviennent de notre réaction aux incertitudes de la vie avec une vue erronée de Dieu . Elles sont attisées par la manière dont nous abordons les imprévus de notre quotidien. Les Ecritures nous disent de nous inquiéter de rien (Phil 4 : 6) et de ne pas être dans la crainte car les hommes ne peuvent rien contre nous (Ps 56 : 5, 12 ; Rom 8:31) sans que Dieu le permette. « Mais celui qui m’écoute aura la sécurité dans sa demeure, Il vivra tranquille sans craindre le malheur » (Pro 1 : 33). Méditons sur les certitudes de la vie. Que ce qui est vrai soit l’objet de nos pensées (Phil 4 : 8). Il faut prier correctement et penser juste.

2) La colère et l’amertume : La colère est la « bombe » de l’impuissant, l’expression de frustration de celui qui est déçu ou un mouvement de panique chez celui qui craint le dénouement futur. Il est impossible d’être joyeux quand la colère fait fulminer. L’Eternel dit à Moïse et Aaron qu’ils s’étaient mis en colère contre le peuple parce qu’ils n’avaient pas cru en lui (Nom 20 : 12). L’amertume est de la colère non soignée (Jac 3 : 16).

3) Le désespoir et le découragement : La tristesse est le sentiment que l’ont ressent quand les choses ne se sont pas passés comme on aurait voulu. Le découragement est lorsque qu’on ne sait pas comment remédier à la situation. Le désespoir est la tristesse sans espérance. Jésus a ressenti la tristesse plusieurs fois mais jamais le découragement et encore moins le désespoir parce qu’il n’a jamais été dépourvu de moyens. Si nous sommes dans la volonté de Dieu et entre ses mains cela devrait être avec nous comme pour Jésus.

4) La désobéissance : Elle rompt la communion. Le Saint Esprit est attristé (Eph 4 : 30). Le Saint Esprit est éteint quand cela perdure (1Thes 5 : 19), et le fruit de l’Esprit, dont la joie, n’est plus produite (Gal 5 : 22).

II. Les raisons de la joie :

La joie se lit dans les yeux d’une personne comme la tristesse. Ce n’est pas l’œil qui en est la source mais l’objet de la réflexion. La joie provient de cette parole que je médite et savoure ; elle apporte du soulagement, de l’espérance et des forces nouvelles. Il faut que nos pensées soient préoccupées par ce qui est vrai et certain, et dans cette catégorie de pensées se situent les promesse de Dieu aux siens.

1) L’assurance de notre salut : Jésus dit à ces disciples : « Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis ; mais réjouissez-vous de ce que vos noms sont écrits dans les cieux  » (Luc 10:20).
2) La récompense qui nous attend dans le ciel : « Réjouissez-vous et soyez dans l’allégresse, parce que votre récompense sera grande dans les cieux ; car c’est ainsi qu’on a persécuté les prophètes qui ont été avant vous » (Mat 5:12 ; voir Luc 6 : 23). Pierre, une fois vieillard, ajoute : « Réjouissez-vous, au contraire, de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra » (1 Pierre 4:13).
3) Le ministère ensemble pour le Seigneur : « Celui qui moissonne reçoit un salaire, et amasse des fruits pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble  » (Jn 4 :36) .
4) Se réjouir de ce qui réjouit les autres : « Réjouissez-vous avec ceux qui se réjouissent ; pleurez avec ceux qui pleurent  » (Rom 12 : 15).
5) Par ce que nous apportons aux autres : « Comme attristés, et nous sommes toujours joyeux ; comme pauvres, et nous en enrichissons plusieurs ; comme n’ayant rien, et nous possédons toutes choses » (2Cor 6 : 10).
6) Dans la croissance spirituelle des autres : « J’ai été fort réjoui, lorsque des frères sont arrivés et ont rendu témoignage de la vérité qui est en toi, de la manière dont tu marches dans la vérité » (3Jn 1 : 3).
7) Tout concourt pour le bien : « Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés selon son dessein » (Rom 8 : 28). Il y a des additions et des soustractions dans l’équation mais le résultat sera toujours positif pour ceux qui sont en Christ.

III. Le partage de la joie (Se synchroniser à la joie de Dieu)

Le passage de Luc 15 qui nous décrit les joies du Seigneur (le berger qui retrouve sa brebis , la femme qui perd son drachme et le retrouve, et le père qui retrouve un de ses fils). Il nous laisse avec cette impression qu’il désire que les autres partagent sa joie . Chaque fois, il invite les siens à se réjouir avec lui. Se pourrait-il que le Seigneur nous invite à nous réjouir avec lui lorsqu’il retrouve ce qui a été perdu . Sommes-nous tellement obnubilés par nos soucis personnels que nous ne prenons pas le temps de voir ce qui réjouit le Seigneur afin de pouvoir partager sa joie . Si nous réjouissions plus souvent avec lui nous aurons moins besoin de se payer des divertissements qui ne satisfont pas. Réjouissons-nous avec et dans le Seigneur.

"Soyez toujours joyeux"


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